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Les institutions de paix

 
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Valzky


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Inscrit le: 06 Oct 2010
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Localisation: Nîmes

MessagePosté le: Mar 23 Nov - 11:46 (2010)    Sujet du message: Les institutions de paix Répondre en citant

Voila comme promis mon oral Okay  :


Les institutions de paix  
  
            Introduction :                                    Au traité de Verdun en 843, le pouvoir en Europe occidentale se fragmente alors en trois parties et par la même occasion, devient de moins en moins puissant. Notamment dans le Royaume de France où Charles le Chauve ainsi que tous ses descendants ont vu leur pouvoir s’effacer progressivement au profit d’une autre dynastie et des pouvoirs régionaux. Le siècle suivant fut une période sombre et floue où les pouvoirs en présence n’ont cessés d’être perturbés.
            C’est donc dans ce contexte que le pouvoir le plus fort de l’époque, celui du clergé avec plus précisément le monacal, tend à s’imposer à partir de la seconde moitié du X°siècle. Jusqu’au XIII°siècle, ces institutions ont survécus et essayés de donner vie à un véritable mouvement. D’abord au stade régional, puis rapidement dans tout le Royaume de France pour finir à toute l’Europe occidentale.
 
            Problématique : Les institutions de paix sont donc l’étude de l’expansion, faite par ambition ou par piété, de l’Eglise pour diminuer le trouble et espérer amener la paix universelle.
 
            Nous allons le voir dans un premier temps avec l’analyse chronologique, historique et géographique du Mouvement de Paix. Puis dans une deuxième partie, les principales institutions avec la Paix de Dieu et la Trêve de Dieu. Et enfin, les institutions mineures avec aussi les actions de certains Grands pour la paix.  
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
I)                 Analyse chronologique, historique et géographique du Mouvement de Paix
 
(1) Une période tourmentée où l’Eglise reprend en main le devoir de paix
 
Si, comme nous l’avons dit plus haut, le contexte historique était relativement sombre, il ne faut pourtant pas tomber dans la caricature de la période qu’en faisait les érudits de la Renaissance et des historiens du XIX°siècle. A cause d’une documentation restante quasiment issue que du milieu monacal où les récits de prodiges sont contés. Le fantastique à prit le dessus sur la réalité et il est d’ordre de comètes, tremblements de terre et autres phénomènes monstrueux. Cela impose une sorte de climat de fin du monde avec en prime, le millénaire du Christ et de sa passion. 
      Nous pouvons ajouter à cela le contexte perturbé du pouvoir royal, des invasions barbares et des abus occasionnels des chevaliers, châtelains et seigneurs sur les civils. Mais en vérité, il ne devait pas y avoir beaucoup plus de violence qu’avant, c’est juste du à la répartition inégale des forces en présences qui à changer la donne dans l’équilibre du Royaume de France.
      C’est donc au cœur de cette époque floue que né le Mouvement de Paix, en Auvergne plus précisément. Mais il ne s’agit pas de concile de paix car il manque le serment. Malgré tout cela marque l’idée de ces institutions par la volonté qu’a l’évêque de pallier à la défaillance du pouvoir royal ou comtal. Il y a, à cette genèse deux plaids dirigés par Etienne II, évêque de Clermont :
            _Le premier dans lequel il fait taire les rebellions de seniores auvergnats et entend restaurer « la Pax que omnia superat (la paix qui vaut mieux que tout) ».
            _Le deuxième plaid nous est connu par les Miracula S Viviani de Figeac. Ilse déroule en 972 dans un lieu près d’Aurillac. Il y parle de la paix sans laquelle « personne ne verra Dieu ».
 
            Ainsi dans le contexte de l’époque, des évêques se rassemblent sous l’impulsion de celui de Clermont, Etienne II et vont permettre d’arriver à un mouvement bien plus fort.
 
 
(2)   Une organisation de plus en plus construite et une vaste expansion
 
Par la suite, deux autres assemblées qui ont eu lieu dans la même région marquent le véritable départ de la création de la Paix de Dieu. Il s’agit du plaid de La Prade (env 975-980) et de Saint Paulien (vers 993/994) dit « du Puy ». Tout deux sont dirigés par l’évêque Guy d’Anjou. Toute la population étant à cette époque chrétienne, elle connue par ses déroulement un franc succès.
De l’Auvergne, les conciles de la Paix de Dieu s’exportèrent en Aquitaine. Puis, poussés par l’influence Clunisienne et grâce au serment solennel des chevaliers bourguignons à Verdun-sur-le-Doubs, le mouvement fait tâche d’encre et passe en Provence pour bientôt s’imposer dans tout le Midi durant les années 1015-1020. Et malgré une résistance dans la partie Nord au dessus de la Loire, le Mouvement finit là aussi par prendre place avec notamment, la présence de Robert II à l’assemblée de Compiègne en 1023.
Par la suite apparut la Trêve de Dieu. Elle doit être considérée comme la suite ou la continuation de la Paix de Dieu. Si la Paix de Dieu était d’abord un pacte social, la Trêve de Dieu, elle est un pacte religieux destiné à faire reculer le péché dans le monde par un renforcement des pratiques pénitentielles. En 1022/1023, on voit la première trêve respectée puis en 1027 elle apparaît dans les actes avec le concile de Toulouges. Elle sera officialisée durant la période de 1037 à 1041 avec les conciles d’Arles. Elle devient alors plus précise et se répand hors des limites du Royaume de France. L’Italie, les Etats Pontificaux, L’Espagne du Nord sont touchés par la diffusion. Au dessus de la Loire elle à connue quelques modifications et s’est répandue en Flandres, dans le Royaume Anglo-normand et Germanie à la fin du XI°siècle.
 
 
(3) Une déchéance en rapport avec l’affirmation capétienne
 
Durant tout le XII°siècle, le pouvoir royal des Capétiens n’a cessé de monter en puissance. Et, s’il n’était que l’ombre d’un quelconque prestige royal quelques décennies auparavant, désormais la couronne des rois de France était respectée quasiment partout dans son royaume (sauf parfois dans le sud). Tant est si bien qu’en 1155, au concile de Sommes, naîtra une nouvelle forme de la Paix de Dieu : La Paix du Roi. Le but étant dorénavant de faire respecter la paix par la justice royale, laissant à l’Eglise ses institutions. Mais ces deux grandes instances n’ont pas réussir à maintenir leur mouvement respectif. D’un côté l’Eglise prétendra justifier les guerres justes, comme les croisades ; et de l’autre, un pouvoir qui subit les conflits Anglais-Français et les tensions Germains-Français.
La fin de ces institutions se fera au XIII°siècle, vers 1230-1240, où l’on voit alors émerger des Etats nations dans laquelle l’autorité monarchique décide dorénavant seule de la paix et de la guerre.
 
Dans cette première partie nous avons exposé l’évolution tout au long de la période donnée. Maintenant, nous allons nous attarder sur les institutions principales : la Paix de Dieu et la Trêve de Dieu.
 
 
II Les principales institutions : la Paix de Dieu et la Trêve de Dieu
 
(1) La Paix de Dieu
 
Officiellement, elle a vu le jour lors du concile de Charroux en 989 avec un acte et des obligations plutôt basiques. Il faudra de nombreux autres conciles pour l’étoffer et la rendre constructive, ex : concile de Limoges en 991 ou concile de Puy en Velay en 994.
            Pour définir ces conciles et leur vocation en tant que Paix de Dieu nous allons nous servir de la notion qui est dans le dictionnaire encyclopédique du Moyen Âge :
Généralement ces conciles se tenaient en plein air, auprès des reliques des saints provenant des régions avoisinantes. En présence d’immenses foules de petites gens attirées par ces reliques, les anciens du concile (ducs, comtes, évêques, abbés) proclamaient une législation visant à instaurer la paix pour protéger les civils (ecclésiastiques, paysans, marchands et pèlerins) et pour surveiller le comportement des guerriers. Souvent, ces derniers prêtaient serment sur les reliques devant toute l’assistance. Au lieu que la paix fût préservée par l’administration royale, ces conciles combinaient les décrets ecclésiastiques (les canons de paix) et les accords effectués publiquement (les serments prêtés devant le peuple). Dans la phase du début (980-1040), le mélange de reliques et de foules, de miracles et d’enthousiasme prêta au mouvement un caractère populaire exceptionnel. En effet, la confiance extraordinaire que plaçait le mouvement de paix dans les sanctions spirituelles, non coercitives (excommunications, interdits, anathèmes), dépendait de l’alliance de la volonté divine et de la pression populaire ; les historiens appellent cette phase la paix sanctifiée.
 
            Par la suite et comme nous l’avons exposé précédemment intervient après 1015 l’expansion grâce à l’influence Clunisienne. Avec les évènements de 1016 de Verdun-sur-le-Doubs situés plus haut, l’ancienne version de Charroux est modifiée et étoffée. Les comtes, ducs et princes joignent peu à peu le mouvement, souvent dans un objectif plus d’avoir bonne image que de respecter le concile.
            Vers les années 1020, de plus hautes instances joignent les assemblées, notamment le roi en 1023 ou une déclaration de paix universelle de la part du roi Robert II et de l’empereur Henri II en 1024.
 
            Cette réussite et cette importance donnée par les Grands à permit la Trêve de Dieu.
 
 
(2) Une évolution logique : la Trêve de Dieu.
 
La première trêve respectée se déroule en 1022/1023. Elle sera apportée dans un acte en 1027, lors du concile de Toulouges en Catalogne. Sous l’impulsion de Cluny, elle s’officialise dans les années 1037-1041, lors des conciles d’Arles.
      L’ambition de cette nouvelle institution qui fusionne avec la Paix de Dieu et plus grande car elle consiste à faire déposer les armes aux guerriers pour les mettre en harmonie avec les grandes fêtes liturgiques. D’abord en 1027, il fut question d’interrompre toute violence du samedi soir au lundi matin.
      En 1041 par contre, son influence augmenta. En effet, selon une lettre des évêques provinciaux aux évêques d’Italie : « en ce que depuis l’heure des vêpres de mercredi il y ait entre tous les chrétiens, amis ou ennemis, une paix ferme et une trêve qui doit durer jusqu’au lever du soleil le lundi matin.»
      Mais cela ne s’arrêta pas la et vint s’y ajouter des périodes de l’année : Noël, Pâques, Pentecôte et les trois fêtes de la Vierge.
 
      Si dans la Paix de Dieu la punition pour non obéissance existait, elle est devenue plus forte et plus exercée sous la Trêve de Dieu. A tel point que cela devient une véritable législation, notamment avec le concile de Narbonne en 1054, où la Paix de Dieu et la Trêve de Dieu sont codifiés.
 
 
(3) Des bases de législation pour la guerre et les limites de ces institutions
 
Les associations qui se créent sous l’influence des ces institutions avaient leurs propres ressources : une taxe pour financer des travaux de défenses, pour verser des primes pour celui dont les biens ont été endommagés par la guerre. L’intérêt de l’association est que l’on assimile des comportements aux infractions. Par le biais de la paix, le pouvoir législatif renaît et s’étoffe.
Le principe de la guerre juste permet alors à l’Eglise de représenter un refuge contre tout les belligérants (les 30 pas autour du bâtiment sont sacré comme l’église) mais si une personne qui a enfreint les conciles se réfugient chez eux ils ont le droit de lui faire payer une amende et de le chasser.
Cette façon de voir à eu deux mauvais aspects pour l’Eglise :
Cela a permit à certains évêques de s’enrichir et d’augmenter leur pouvoir donc légèrement illégitime et certains canoniste estimaient que la guerre était justifiée et pouvait ne pas respecter le calendrier liturgique si elle avait de bonnes raisons, comme les croisades.
D’autres limites, de la part des seigneurs, ils ignoraient ostensiblement l’acte et faisaient jouer des droits d’exception, comme le droit en tant que seigneur d’enlever le blé des moulins, car il peut lever l’ost, ou encore car c’est sur sa seigneurie…
Tant est il que bien que ces mouvement ai eu un grand succès, ce n’est pas pour autant qu’ils étaient appliqués partout car l’excommunication, l’anathème et l’interdit n’étaient au final que des sanctions morales.
 
Ces institutions ont finalement étaient transformées pour devenir la Paix du Roi.
 
 
III Les institutions mineures et les actions de certains Grands pour la paix.
 
(1) La Paix du Roi reprend la Paix de Dieu.
 
 
C’est en 1155, lors du concile de Sommes que la Paix de Dieu la Trêve de Dieu deviennent la Paix du Roi. Elle est désormais sous la responsabilité et les décisions du Roi. Elle s’applique par la justice royale respectée, et s’occupe d’affaires internes comme de grandes affaires concernant des Grands. La législation devient plus précise, plus dense et plus évoluée sous Philippe le Bel. Ainsi le Royaume de France devient un des plus puissant de toute l’Europe.
 
 
 
(2) Les interventions de la papauté.
 
La papauté s’occupa également de certains principes issus de ces constitutions et les a transféré à sa propre entité. De ce fait, la guerre juste ou les levées d’armées saintes sont autorisées et même ont appelle à les faire (concile de Clermont en 1095).
      Le Pape intervient parfois aussi directement quand il juge une situation trop instable ou trop risquée. Il peut protéger un souverain comme les capétiens à leur début, ou au contraire l’excommunier comme Otton Brunswick ou lever l’interdit sur son Royaume comme en 1200, le Pape à levé l’interdit sur le Royaume de France.
 
 
(3) La force armée de l’Eglise
 
 
Avec la paix de Dieu, un autre mouvement voit le jour : la milice sainte composée de civils et dirigée par des abbés ou des évêques. Ce sont des groupes qui veulent faire accepter par la force au seigneur les conciles car ils l’ont refuser de façon légale. Mais jugeant que cette force pouvait devenir dangereuse, elle fut écraser en 1038 par le Comte de Deolls. Malgré tout ces petits groupes continuèrent d’exister jusqu’à la fin du XIII°siècle dans le sud de la France. Il y a également de forces armées pour protéger les etats pontificaux et aussi la force armée des croisés qui elles sont composées de toutes sorte de chrétiens.
 
 
Conclusion :
                             L’Eglise à su créer et imposer un mouvement qui a ramené un semblant d’ordre dans l’Europe occidentale et marquer par ses actions le principe d’une guerre juste.
      Notre problématique était : Les institutions de paix sont donc l’étude de l‘expansion, faite par ambition ou par piété, de l’Eglise pour diminuer le trouble et esperer atteindre une paix universelle.
      Nous pouvons donc dire que L’Eglise, de même que lors de la première croisade, est partit dans une intention pure de chrétienté mais rapidement, c’est devenu également un bon moyen d’assoir son pouvoir dans un siège vacant et d’augmenter par la ses richesse et son influence. Ces institutions, loin de pouvoir ramener la paix universelle, ont tout de même put rétablir une situation sombre qu’était celle de l’an mil. En outre, leur but principal était d’éteindre le feu qui allait consumer tout l’occident . Elle à réussit grâce à deux moyens :  ces institutions et les croisades.
      Mais on peut toujours avoir des doutes quant à leurs intentions réelles car, si elle se sont efforcée de mettre en place de se mouvement, il n’est en rien respecté en orient où se battent les chrétiens.
     
 
             
 
 
 
 
 
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MessagePosté le: Mar 23 Nov - 11:46 (2010)    Sujet du message: Publicité

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Gaëlle


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Inscrit le: 08 Nov 2010
Messages: 13
Localisation: Nimes (pour les études sinon Pays de la Loire)

MessagePosté le: Mar 23 Nov - 18:46 (2010)    Sujet du message: Les institutions de paix Répondre en citant

merci beaucoup

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botan-hime


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Inscrit le: 14 Oct 2010
Messages: 10
Localisation: Nîmes

MessagePosté le: Sam 27 Nov - 15:38 (2010)    Sujet du message: Les institutions de paix Répondre en citant

 bis ^^
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Memento mori.....alors j'en profite!


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Thomas


Hors ligne

Inscrit le: 08 Oct 2010
Messages: 10

MessagePosté le: Dim 28 Nov - 18:46 (2010)    Sujet du message: Les institutions de paix Répondre en citant

Okay
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 19:45 (2018)    Sujet du message: Les institutions de paix

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