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La bataille de Muret

 
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Thomas


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Inscrit le: 08 Oct 2010
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MessagePosté le: Sam 20 Nov - 16:16 (2010)    Sujet du message: La bataille de Muret Répondre en citant

LA BATAILLE DE MURET 
  Pendant la première moitié du XIIIe siècle, le Midi toulousain, de la Garonne au Rhône, endure une succession de tragédies qui vont conduire à sa ruine et à la perte de son autonomie. Le motif en est la guerre contre les hérétiques aujourd'hui connus sous le nom de cathares, nombreux dans la région.. Les prédicateurs cathares du Midi sont servis par l'image déplorable que donne du catholicisme le clergé local. Prélats et curés se vautrent volontiers dans la luxure mais ne s'en montrent pas moins exigeants à l'égard de leurs ouailles en termes de morale. Au contraire, les parfaits, surnoms que les inquisiteurs donnent aux Bonshommes et Bonnes Femmes, (qui sont les chefs du Catharisme) affichent une austérité irréprochable, mais témoignent d'une grande compréhension envers les écarts de conduite de leurs fidèles. Ils vivent chastement et s'interdisent toute nourriture carnée, prenant au pied de la lettre le commandement biblique : «Tu ne tueras point».

Originaires de l'Italie du nord, les cathares recueillent depuis un demi-siècle un succès croissant dans le Midi toulousain en raison de leur doctrine simple et exigeante, fondée sur l'opposition entre le Bien et le Mal
À l'époque de la croisade, les adeptes du catharisme se qualifient eux-mêmes de «vrais chrétiens» et s'opposent avec vigueur à l'Église catholique. Le catharisme tire sa force moins du nombre de ses adeptes que de sa diffusion dans les classes supérieures. «Loin d'être une religion populaire, c'est la religion d'une minorité. Mais cette minorité est celle des puissants : aristocratie rurale et élites urbaines, comme, à Fanjeaux et en de très nombreux autres lieux, les coseigneurs et les consuls réunis», souligne l'historien Michel Roquebert.
Certains religieux tentent de remettre les hérétiques dans le droit chemin, comme St Dominique, qui fonda un monastère en 1206 à Fanjeaux. Mais ses prédications se révèlent impuissantes à éradiquer l'hérésie.

Celle-ci, qui bénéficie de la protection bienveillante des seigneurs, arrive même à se structurer en Église véritable, avec quatre évêchés : Albi, Agen, Toulouse et Carcassonne. C'est en définitive la croisade qui en aura raison, et l’assassinat du légat du Pape, Pierre de Castelnau, fut le prétexte parfait pour engagé le conflit, opposant les croisées, avec à leur tête Simon de Montfort aux albigeois. Plus qu’un conflit religieux, la croisade albigeoise cache mal les ambitions territoriales des seigneurs du nord. C’est lors de la bataille de Muret que la guerre atteignit son paroxysme, et que la vision d’un conflit nord/sud se fit la plus marquante.
La bataille de Muret, de la croisade à l’avatar d’un conflit national.   
Nous verrons donc dans un premier temps les origines du conflits dans un second temps les journée du 11 et 12 septembre 1213 puis les conséquences de celles-ci.


(Le terme cathare est une expression injurieuse inventée vers 1165 par le clerc rhénan Eckbert Schinau pour désigner les adeptes de cette secte. Il fait référence au grec katharos, qui signifie pur, et peut-être aussi au mot chatiste, qui désignait au Moyen Âge un adorateur du chat ! )







I) Les origines du conflits

1) L’onction du Pape

C’est au retour de St Bernard à Toulouse, Albi et Verfeil, où il a constater à ses dépends que les hérétiques (donc les cathares) profitent de la protection de la noblesse rurale, des chevaliers des villes et des bourgeois. Mais ces protecteurs ne vont pas se laisser déposséder de leur plein gré.
Et comme le Pape n’arrive pas à trouver en Occitanie même des hommes pour prendre les armes contre eux puisque se sont eux même qui les détiennent (armes fauteurs d’hérésie). Le Pape va faire donc appel le 28 mai 1204 au roi Philippe II Auguste il écrit dans sa lettre «  Confisquez les biens des comtes, des barons, des citoyens qui ne voudraient pas éliminer l’hérésie de leur terres. Ne tarder pas a rattacher le pays tout entier au domaine royale… » Le roi de France occupé à d’autres affaires en Angleterre ne répondit pas. Le Pape fait appel en 1205 alors directement aux grands barons de France, il écrit : « Puisqu’aucun remède n’a d’effet sur le mal que celui-ci soit extirpé par le fer. Nous demandons votre aide. Il faut que les malheurs de la guerre ramènent les sectateurs  de l’hérésie à la notion de la Vérité . »
Le 10 mars 1208 après l’assassinat de son légat Pierre de Castelnau le 14 janvier 1208, Innocent III demande au roi à nouveau de chasser les hérétiques et accuse directement Raymond VI comte de Toulouse comme l’instigateur de l’assassinat et qu’il faut que les catholiques s’emparent des terres. Le roi réagit violement car pas dupe il voit le dessein du Pape de se donner le droit de dépossession et d’investiture sur les terres même du royaume, c’est pour ces raisons, qu’il ne cautionnera par la Croisade. C’est par l’assassinat du légat que Philippe Auguste autorise en parti seulement (car ne veut pas engager la Couronne) ses vassaux à se croiser.




2) Une menace qui vient du Nord

Les croisés du Nord dirigé par Simon IV de Montfort sont en croisade contre l’hérésie cathare depuis 4 ans. Après avoir mis à sac Béziers et Carcassonne en 1209, les croisés s’en prennent au comté de Toulouse.

Le roi Pierre II d’Aragon, comte de Barcelone et seigneur de Montpellier est le suzerain de nombreux seigneurs languedociens dont le vicomte Trancavel défenseur de Carcassonne écroué par Simon IV de Montfort lors du siège de la ville. Le roi reconnu a défaut de se brouiller avec l’Eglise Montfort comme vicomte de Carcassonne et de Béziers.
Reste le problème du comté de Toulouse. Il est bien évident que Simon de Montfort est avide de s’en emparer,  et de destituer à son profit Raymond VI, auquel il s’est déjà substitué en Lauragais et Quercy. Dès Décembre 1212 il donne de nouvelle lois aux terres conquises, comme s’il en était déjà le seigneur en titre. Cependant même s’il réussit à déposséder totalement Raymond VI, la clause de sauvegarde des droits du seigneur supérieur jouera en faveur, non pas de Pierre II mais du roi de France, suzerain légal du comté de Toulouse.

3)Le serment du 21 janvier 1213

Le dimanche 21 janvier 1213, le roi d’Aragon reçut le serment de comte de Toulouse et de son fils. En voici un extrait : « Moi Raymond, par la grâce de Dieu comte de Toulouse, duc de Narbonne, marquis de Provence et moi Raymond son fils, de notre libre volonté et n’étant contraints ni par la force ni par la ruse, remettons en votre main et votre pouvoir […] nos propres personnes, ainsi que la cité et le bourg de Toulouse et le ville de Montauban […] Nous remettons, disons nous, en votre pouvoir et autorité, toute cette terre et celle que, Dieu aidant, nous récupérons. » Les comtes de Comminges et de Foix, et le vicomte de Béarn, prêtèrent également serment. Comme Raymond VI, Bernard de Comminges déclara remettre sa personne et ses terres à Pierre II, pour que celui-ci, possédant le pouvoir de commise, c’est-à-dire la possibilité de confisquer les biens de Bernard, put le contraindre à observer les décrets de l’Eglise. Mais ces serments signifient tout autre chose, et les Croisés ne s’y trompent pas.

Il parait innocent qu’a aucun moment il n’y ai d’allusion à une « protection » du roi d’Aragon sur les barons d’Occitanie et leur domaine. De plus prendre les barons sous sa protection c’est-ce qu’il avait déjà proposé au Saint Siège. Mais c’est bien ceci que le légat Arnaud-Amaury lui avait solennellement interdit. Ainsi voilà les terres de Pierre II élargit et la naissance d’une alliance entre comtes et barons.







II) Les journées du 11 et 12 septembre

1)Une bataille remise au lendemain

Le mercredi les troupes de Montfort arrive à la Garonne, en face de Muret. Les occitans et aragonais virent sur l’autre rive les troupes. Les hommes de Montfort voulaient livrer bataille sur le champ. Ce fut Montfort qui préféra attendre parce que la nuit allait tomber et hommes et bêtes étaient fatigués comparer aux troupes adverses. Mais aussi parce que le chef de croisade mesurait toute la graviter de la situation. Il ne pouvait ignorer que l’affrontement serait décisif. L’occasion de négocier se présenta d’elle-même, et tout de suite. Les croisés virent en effet venir à eux le prieur des Hospitaliers de Toulouse, Bernard de Capoulet. Il était envoyé par les consuls de la ville. Il demanda à voir Foulques, évêque de la ville, pour lui remettre une lettre dans laquelle les toulousains se disaient « prêts par tous les moyens à obéir au seigneur pape et à l’évêque lui même ». On peut voir dans cette négociation ou une manifestation de bonne volonté ou une offre de soumission. Pierre II répondit négativement mais l’autorisa à parler aux toulousains.
Ce qui porte un caractère injurieux c’est que les toulousains n’étaient pas à Toulouse mais dans l’armée. Cet échange hâtif de messages avait vu s’écrouler tous les espoirs de paix. C’est dans ce climat, qu’on imagine tendu d’angoisse, que Montfort fit connaitre sa décision formelle de ne pas combattre le jour même. Alors les croisés s’engagèrent sur le pont, et entrèrent dans Muret « par le marché », sans être inquiétés le moins du monde. Mais le plan a bien failli échouer. Le roi et les milices toulousaines avaient prévu d’attaquer Muret. Ils commençaient à bombarder la ville puis donner l’assaut mais un messager prévint le roi de l’absence de Montfort à Muret même, il n’était pas encore entré dans la ville. Le roi ordonne l’arrêt immédiat de l’attaque de peur que Montfort voyant la ville bombarder s’enfuit et il serait difficile de le rattraper. Dans la nuit, le vicomte de Corbeil croisé entra dans Muret avec une petite troupe : la comtesse Alix de Montfort l’avait convaincu d’ajourner son départ pour rejoindre Simon, ce qu’il fit malgré lui. Désormais les jeux étaient faits. On savait, de part et d’autre, que la journée du lendemain serait décisive.


2) La bataille du 12 septembre 1213

C’est sur une plaine à l’Ouest et au Nord de Muret que le camp aragonais et toulousains s’établie le 10 septembre 1213 à1300 mètres de la ville.
Pour ce qui est des effectifs on fixe aux alentours de 40 000 hommes dont 2000 à 4000 cavaliers ce qui est bien amplifié puisque la population toulousaine se dénombre à 40 000 âmes et seul les hommes valides composaient l’armée. Les croisés étaient 10 fois moins nombreux, 800 cavaliers et entre 300 et 700 hommes a pied. Les croisés étaient donc 1000 et les alliés environ 20 000.
Le matin une petite troupe de toulousain attaque Muret ce qui sonna l’alarme. Les croisés s’arment, font une dernière prière et sortent de la ville.
Faisant semblant de fuir au Nord ils tournent à l’Ouest pour attaquer le camp de front. Le but étant de faire sortir les alliés de leur camp pour mener le combat dans une plaine. Le combat de cavalier eut donc lieu en avant du camp et non sous les remparts de Muret ni du cotés du ruisseau des Pesquiès comme on le dit.
Les deux premières corps alliés se portant successivement à leur rencontre et subissent le choc des deux première corps croisés. Le roi d’Aragon est touché mortellement ce qui bouleverse les troupes et les fait prendre la fuite jusqu’à la Saudrune qui est une petite rivière au Nord. Le troisième corps croisé, par un mouvement tournant sur la gauche, charge la réserve alliée ranger en bataille le long d’un fossé. Entre temps, les milices toulousaines s’efforcent de prendre Muret. Mais les croisés se divisent, une troupe part à l’Ouest jusqu’aux camps aragonais et toulousains et l’autre retourne à l’Est et prend de revers les milices toulousaines devant Muret. Prise au piège celles-ci fuient jusqu’à l’ossuaire.
Raymond VI après la débandade à la mort de Pierre II, fuit également avec son fils et se rend en Angleterre chez l’oncle de Raymond VII, le roi Jean sans terre.

3) Les causes de la défaite

Les partisans du roi ne surent pas disposer la bataille, ni faire bloc, chaque chevalier combattait pour soi. Cette mauvaise ordonnance fut une des causes de défaite.il y eu une erreur tactique et un manque de cohésion. L’erreur tactique c’est faite sur la mauvaise disposition des troupes, facile à trouver. Le premier corps allié, est celui du comte de Foix et des Catalans avait un effectif très important. Il aurait fallu quand il fut disloquer par la charge des croisés que le second où se trouvait le roi, fut en mesure, en se jetant dans la mêlée de rétablir la situation. Mais le roi n’avait qu’un petit nombre de soldats à ses cotés. De plus il ne portait pas sa bannière.

Cette mauvaise répartition des effectifs étaient dangereuse à deux titres ; premièrement parce que le roi se trouvait dans un escadron peu nombreux, alors qu’a défaut de rester en arrière avec la réserve, il aurait du mieux s’entourer pour contre balancer avec le risque personnel qu’il prenait; ensuite, parce que sa bannière figurait dans ce même corps, aux mains d’un de ces compagnons, ce qui ne pouvait manquer d’exciter la vaillance des adversaires et d’attirer leur coups. Erreur fatale, puisque la vue de la bannière royale déclencher bel et bien la ruée des croisés et que la mort du souverain entraina, ce qui était presque inévitable, la débandade générale, y compris celle de la réserve.
Dissensions, imprudence et déséquilibre dans la distribution des effectifs : la supériorité numérique des confédérés ne leur avait servi à rien



III) L’après Muret : De la soumission du sud à l’intervention royale
 
1) Le concile de Latran IV
Le Concile est convoqué le 19 Avril 1213 pour le mois de Novembre 1215. Tous les évêques et les abbés de l'Eglise, mais aussi les prieurs et les chapîtres des églises et des ordres religieux (Cisterciens, Prémontrés, Hospitaliers et Templiers), les rois et les autorités civiles de l'Europe sont invités.
Les sujets du Concile sont clairement énoncés par Innocent III lui-même : pour éradiquer les vices et installer les vertus, pour corriger les fautes et réformer les mœurs, pour enlever les hérésies et fortifier la foi, pour juger des querelles et établir la paix, pour en finir avec l'oppression et développer la liberté, pour inciter les princes et le peuple chrétien à venir en aide et au secours de la Terre Sainte.
Il y eu soixante-dix constitutions
 
·  Sur les hérétiques :
  • Nous excommunions et anathémisons toute hérésie qui se lève contre la sainte et orthodoxe foi catholique que nous avons professée plus haut.
  • Nous condamnons tout hérétique quelque soit le nom sous lequel il se cache.
  • Les catholiques qui se mettent en croisade contre les hérétiques jouiront des mêmes indulgences et seront fortifiés des mêmes privilèges que ceux qui vont en aide à la Terre Sainte.
  • Nous excommunions les croyants qui reçoivent, défendent ou aident les hérétiques.
  • Toute personne qui persistera dans l'excommunication sans rendre satisfaction pendant un an sera déclarée infâme et ne sera plus admise aux offices publics, ni aux élections, ni à donner un témoignage.
  • Tous ceux qui ont été interdits de prédication, et ceux qui ne sont pas mandatés et qui usurpent l'office de prédicateur sans en avoir reçu l'autorité du siège apostolique ou de l'évêque local sont excommuniés.

Par cette constitution, Innocent III affirme l’autorité du Saint-Siège sur la Chrétienté. C’est clairement un message adressé aux cathares, fort de la victoire des croisées à Muret. Ayant statué avec intransigeance sur le sort de l’hérésie, le concile ne s’arrête pas là. En effet, le sort de Raymond de Toulouse est examiné à la dernière séance. À la suite du concile, le pape décide le 15 décembre 1215 d'attribuer définitivement le marquisat de Provence à Raymond VII de Toulouse, fils de Raymond VI, et le comté de Toulouse, les vicomtés de Carcassonne et de Béziers et le duché de Narbonne à Simon IV de Montfort. Ce dernier reçoit l'hommage des habitants de Toulouse le 7 mars 1216. Contrôlant le pays, il se rend alors en Île-de-France pour rendre l'hommage au roi Philippe Auguste pour ses nouveaux domaines. L’Occitanie se voit réintégrée au domaine royal. Innocent III meurt l’année suivante.

2) Revanche méridionale
La conséquence la plus inattendue et paradoxale de la bataille de Muret : On aurait pu penser que le massacre qu’avaient subies les troupes du sud auraient mit fin aux derniers foyers de résistance. Bien au contraire, c’est une véritable envie de revanche qui prend possession des terres, surtout depuis la domination des seigneurs du nord.
A Narbonne, un rassemblement Catalan et Aragonais était en train de prendre place, encouragé par le régent d’Aragon, entouré de grands seigneurs, de leurs armées reconstituées après 1213 ainsi que des personnages de l’Eglise (notons Guillaume de Montredon et Bérenger, respectivement maitres des Templiers et des Hospitaliers d’Aragon.). Les Aragonais souhaitaient voir le retour de l’enfant de Pierre II (le futur Jacques Ier d’Aragon, alors âgé de 5 ans), détenu par Montfort. Ce rassemblement, déjà considérable, pouvait être d’autant plus dangereux que les survivants de Muret souhaitaient laver leur honneur, et venger leur souverain décédé. L’enfant leur fut rendu par Montfort sous la pression du Pape.
De plus, peu après, Raymond VI et son fils, le futur Raymond VII, quittent leur exil anglais et reviennent en triomphe à Avignon. Profitant de l'absence de Simon de Montfort en 1217, l’ancien comte de Toulouse reconquit sa cité.  Aussitôt, la population se rue sur la garnison française et commet un massacre. Les rescapés se réfugient au château Narbonnais, résidence traditionnelle des comtes de la ville, auprès de l'épouse de Simon de Montfort. Ce dernier, absent pour cause de combat dans la vallée du Rhône, revient sans attendre et entame un long siège entrecoupé de combats.
Le 25 juin 1218, comme il fait ses dévotions, on l'avertit d'une sortie des Toulousains. Recevant une dernière fois la communion, il enfile son heaume et monte au combat. C'est alors qu'il est blessé à mort : une «bricole», machine de jet utilisée en contrebatterie sur les remparts de la ville et actionnée par un groupe de femmes, lui lance une pierre d'une demi-douzaine de kilos à une vitesse telle que sa protection de tête explose en même temps que son crâne !
Privés de leur chef, les croisés lèvent le siège de la ville. Raymond VI et son fils Raymond VII arrivent à reconquérir peu à peu l'essentiel de leurs terres.
 


 
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3) D’une guerre de religion a un conflit national
La victoire de Muret, l’investiture donné à Simon de Montfort et l’hommage qu’il fit de ses conquêtes au roi de France ne mit pas un point final au conflit engendré en 1209, bien au contraire, ce fut le point de départ d’un nouvel affrontement et ce, dès 1216, opposant le principe de légitimité à la légalité nouvellement acquise par la force.
En effet, tels que nous venons déjà de le voir, de nombreux soulèvement prennent place en province, soutenant leur « seigneur naturel » contre les « seigneurs postiche » (dixit Michel Roquebert). C’est le début d’une reconquête de 8 ans, mais avec de nouveaux acteurs. Raymond VI laisse place à son fils, Raymond VII, qui se montre meneur d’homme charismatique et grand capitaine. Tandis que le fils du défunt Simon de Montfort, Amaury, est un piètre chef, courageux certes mais incompétent. Après mille revers, abandonné de ses troupes, sans argent, sans vivres, Amaury doit, par un traité conclu le 14 janvier 1224, s'engager à quitter le pays, remettre aux princes du Midi la plupart des places qu'il tient encore et promettre de s'employer pour ménager un accord entre la cour romaine, Raimond VII et le comte de Foix. Peu soucieux de ses promesses, à peine arrivé à Paris, il cédait ses droits ou plutôt ses prétentions sur le Languedoc au jeune roi de France,          Louis VIII. C’est le début de l’intervention royale dans les terres cathares.
 


 
La bataille de Muret fut donc un affrontement crucial de la croisade Albigeoise. Il s’agit de la dernière bataille présumé « sainte » sur le sol Cathare. L’aspect religieux du conflit se discréditant clairement au profit d’une guerre d’annexion. En effet, la croisade albigeoise, montée à la suite de l’assassinat du légat Pierre de Castelnau, avait donc pour but initial « l’extermination de l’hérésie cathare par le fer », après l’échec des prédications du Saint-Siège en Occitanie. Philippe Auguste étant occupé avec l’Angleterre de Jean Sans-Terre au nord, c’est à ses barons qu’incombe la tâche de chasser le cathare.
Sous le commandement de Simon de Montfort, la croisade, après 4 années de lutte, s’en prend au Comté de Toulouse, dirigé par Raymond VI, qui reçut l’appui ,à la suite du serment du 21 janvier 1213, de Pierre II, roi d’Aragon, vassal de la papauté et héros de la bataille de Las Navas de Tolosa,.
Mais le 12 septembre voit se tenir la bataille de Muret, au cours de laquelle les troupes occitanes subissent une cuisante défaite. Le roi Pierre II trouve la mort, laissant le comte de Toulouse sans soutient. Celui-ci se réfugie en Angleterre avec son fils, tandis que Montfort entre dans Toulouse, victorieux. Saisi par l'esprit de conquête, il s'efforça ensuite de dépouiller entièrement Raymond VI de ses états. Le concile de Latran (1215) lui octroya les titres de comte de Toulouse, duc de Narbonne, vicomte de Béziers, de Carcassonne.  Ayant rendu hommage a Philippe Auguste, Montfort permit le rattachement des territoires d’Occitanie à la couronne royale, sans que celle-ci est eu à intervenir directement au sein de la croisade. Mais le conflit prend par la suite un tout nouvel aspect,  Le matin du 13 septembre 1217, Raymond VI libère la cité de Toulouse sous les acclamations. Simon de Montfort entreprit encore un siège de la ville. Les peuples fortifient les murailles de la cité. Ils se battaient maintenant, non plus pour des intérêts personnels, mais pour leur liberté. Montfort décède durant le siège, laissant son fils, Amaury comme nouveau chef de la croisade. Amaury de Montfort perd peu à peu les terres de son père. D’autres cités se rallièrent au côté des méridionaux, qui font reculer l’adversaire. Ainsi, les 15 premières années de la croisade se terminait par un échec. L’intervention royale ne se fit pas attendre, la croisade Albigeoise prit définitivement un aspect national.
Le conflit, soit 40 années de lutte, prend finalement  fin avec le siège de Montségur (1243), lors de la croisade royale et l’élimination des derniers cathares. Ce sera la fin de la rébellion Occitane.
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MessagePosté le: Sam 20 Nov - 16:16 (2010)    Sujet du message: Publicité

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Thomas


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MessagePosté le: Sam 20 Nov - 16:19 (2010)    Sujet du message: La bataille de Muret Répondre en citant

Voilà le TD qui a été présenté lundi, désolé s'il reste quelques fautes, mais c'est un soucis mineur qui ne gène en rien la compréhension du texte. En prime, voilà le powerpoint, même s'il n'ajoute rien au contenu de l'exposé:

http://www.sendspace.com/file/z6q17x
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botan-hime


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MessagePosté le: Sam 20 Nov - 20:07 (2010)    Sujet du message: La bataille de Muret Répondre en citant

merci pour vos notes!
mais par contre le power point a un problème, je ne peux pas l'ouvrir (désolée d'être chiante...... Embarassed )
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Memento mori.....alors j'en profite!


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Gaëlle


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MessagePosté le: Lun 22 Nov - 19:53 (2010)    Sujet du message: La bataille de Muret Répondre en citant

merci beaucoup pour vos notes ça va bien complété les miennes
même problème que camille pour le power point (désolée d'en rajouter une couche :s)


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Thomas


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MessagePosté le: Lun 22 Nov - 21:30 (2010)    Sujet du message: La bataille de Muret Répondre en citant

Tiens c'est bizarre, aucun soucis de mon côté. Vous travaillez sous open office?
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Gaëlle


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MessagePosté le: Lun 22 Nov - 21:42 (2010)    Sujet du message: La bataille de Muret Répondre en citant

les deux mais c'est au niveau de lien qu'il y a un problème chez moi

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Thomas


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Inscrit le: 08 Oct 2010
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MessagePosté le: Mar 23 Nov - 16:45 (2010)    Sujet du message: La bataille de Muret Répondre en citant

je vois ce que je peux faire, mais le téléchargement se fait sans soucis de mon côté..
_________________



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Gaëlle


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Messages: 13
Localisation: Nimes (pour les études sinon Pays de la Loire)

MessagePosté le: Mar 23 Nov - 18:47 (2010)    Sujet du message: La bataille de Muret Répondre en citant

ok merci 
mais sinon c'est pas grave comme tu l'as dit il n'ajoute rien en contenu à l'exposé


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botan-hime


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MessagePosté le: Mer 24 Nov - 13:42 (2010)    Sujet du message: La bataille de Muret Répondre en citant

je ne sais pas comment j'ai fait mais j'ai réussi à le mettre sous open office impress et pour moi il marche ^^
voilà le lien:
http://www.sendspace.com/file/0xe5ey
en espérant que ça marche ^^
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Memento mori.....alors j'en profite!


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Gaëlle


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MessagePosté le: Mer 24 Nov - 14:43 (2010)    Sujet du message: La bataille de Muret Répondre en citant

je sais pas ça doit venir du réseau internet du crous il bloque le lien a chaque fois
merci quand même Smile


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botan-hime


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Inscrit le: 14 Oct 2010
Messages: 10
Localisation: Nîmes

MessagePosté le: Mer 24 Nov - 14:44 (2010)    Sujet du message: La bataille de Muret Répondre en citant

Je te le mettrais sur clé usb
_________________
Memento mori.....alors j'en profite!


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Gaëlle


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MessagePosté le: Mer 24 Nov - 16:48 (2010)    Sujet du message: La bataille de Muret Répondre en citant

merci

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Richard
Administrateur

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Inscrit le: 06 Oct 2010
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MessagePosté le: Mer 24 Nov - 17:52 (2010)    Sujet du message: La bataille de Muret Répondre en citant

cela, ne vient pas du réseau du CROUS, à la cité U, cela fonctionne parfaitement Smile
_________________
Le Monde est mon arène.
SATUS EGO CAPUAAAAAAAAAAAA


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Gaëlle


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MessagePosté le: Mer 24 Nov - 22:33 (2010)    Sujet du message: La bataille de Muret Répondre en citant

ok bah je sais pas alors
je dois avoir un probleme ^^


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